L’HISTOIRE DE MARVEJOLS

Au XIè s., le «Mas de Marvejols», connu par une donation partielle aux moines de Saint-Victor de Marseille, est implanté sur le haut et les abords de la Coustarade autour du château et d’une modeste église où aboutissent un ensemble de ruelles rayonnantes bordées de petites maisons.

Au XIIIè s. et début du XIVè s., profitant de l’aménagement du lit de la rivière «Colagne» la ville se développe côté Est, sur la base d’un nouveau plan orthonormé.

En cette même période, Philippe le Bel, roi de France et Guillaume Durand, évêque de Mende, concluent un accord qui met fin à plus d’un siècle de conflits entre les agents du roi et les évêques de Mende. La ville de Marvejols prend le statut de «principale ville royale en Gévaudan».

Pendant la guerre de cent ans, pour se défendre des attaques et pillages de «routiers», mercenaires à la solde des anglais, la ville se fortifie sur la base d’un nouveau plan de défense militaire. Murailles, tours appelées «demi-lunes», fossé alimenté en eau par le détournement des sources en provenance du plateau, trois entrées portent les noms respectifs du Soubeyran, de l’Hôpital et du Théron.

Au XVIè s. Le Baron de Peyre épouse très tôt les idées de la réforme. Il œuvre pour la conversion des habitants. Invité, à Paris, au mariage du futur Henri IV, il est assassiné à la Saint-Barthélemy (août 1572). Par vengeance, sa veuve Marie de Cruzol arme un jeune capitaine, Mathieu Merle qui durant des années terrorise la province du Gévaudan. A cette époque, la cité fortifiée de Marvejols est considérée comme une place forte de cette nouvelle religion. Les exactions sont si importantes qu’en 1586, Le roi de France Henri III donne mission à une armée catholique dite «Armée d’Auvergne» de défaire ces places rebelles. Marvejols est sur la liste. En août, la ville est assiégée, en partie incendiée et subit de lourdes dégradations. La cité renaît de ses cendres grâce à la générosité du Roi Henri IV.

Le rétablissement est là. Un registre «Compoix», ancêtre du cadastre, établi en l’année 1636, atteste que très peu d’habitations demeurent en état de ruine.

En l’année 1720, en provenance de Marseille, par des échanges commerciaux non contrôlés, une épidémie de peste occasionne des centaines de morts dans la cité et dans le Gévaudan.

Au début XIXè s., profitant de la qualité des eaux et de sa réputation ancestrale dans le travail de la laine et du cuir, bourgeois et aristocrates, rachètent les anciens moulins implantés le long du béal pour établir des usines textiles : filatures de laine, tissage, tanneries, megisseries … Ces établissement qui travaillent la laine se spécialisent pour la fourniture des communautés religieuses, avec un réseau de représentants qui prennent des commandes bien au-delà de l’Europe. La dernière usine fermera dans la cité au début des années 1970.

Profitant bien involontairement de ce déclin annoncé, le docteur Tosquelles, médecin psychiatre demande à un abbé de créer une structure pour l’accueil d’enfants en situation de handicap. Le Clos du Nid» prend son envol sous la direction de l’abbé Oziol. La ville a trouvé sa nouvelle vocation.

Daniel Castanier


In the XIth century , the ‘Mas de Marvejols’, known by a partial donation to the monks of Saint Victor from Marseille, is established on the heights , near the Coustarade, around the castle and a modest church where a group of radiating narrow streets, lined by small houses, meet.

In the XIIIth century and in the beginning of the XIVth century, benefiting of the layout ot the river Colagne bed, the town develops on the east side, following a new orthonormal plan.

During this periode, Phillipe Le Bel, king of France and Guillaume Durang bishop of Mende, concluded an agreement  which ended a more than a century conflict between the king representatives and the Bishops of Mende. The town of Marvejols takes the position of ‘main royal town in Gévaudan’.

During the hundred years’war, to take refuge  from the attacks and looting of the ‘highwaymen’, mercenaries, who were in the English’s pay, the town built up her defense on the bases of  a new milatary plan : Wall, towers called ‘Half moon’, moats flowed by the diversion of the springs from the plateau, three gates named ‘Soubeyran’, ‘Hôpital’, and ‘Théron’.

In the XVIth century The Baron of Peyre soon  adopts the reform ideaology. He works towards the conversion of the citizens. Invited in Paris to the wedding of the future King Henry IV, he’s murdered during the Saint Bartelemy (August 1572). To avenge, his widow, Marie de Cruzol, arms a young captain, Mathieu Merle, who during many years  spreads terror in the Gévaudan province.

In these times, the fortified town of Marvejols is considered like a stronghold of this new religion. The acts of violence are so numerous that the King of France Henri III sends a catholique army named ‘Armée D’Auvergne’ to defeat this rebel strongholds. Marvejols is on the list. In august the town is besieged, partly burnt down and undergoes heavy damage. The city rises from its ashes thanks to King   Henry IV ‘s generosity.

The town recovers. A ‘compoix’ register, ancester of the land register, established in the year 1636, shows  that very few houses are still ruined buildings.

In the year 1720, coming from Marseilles,  a plague epidemic due to uncontrolled trade exchanges, kills hundreds of people in the city and in Gévaudan.

In the beginning of the XIXth century,  benefiting of the good quality waters and its  ancestral reputation in the wool and leather industry, aristocrats and bourgeois (middle-class persons), buy former mills located along the small city canal to implement textile factories : wool spinning mills, weaving factories, tanneries . The wool factories supply the religious communities, with a network of salemen far  beyond Europe. The last factory shut down in the begginning of the 1970s.

Benefiting , involuntarely, of this decline, Doctor Tosquelles,a spychiatrist asks a priest to create a home for disabled children. The ‘Clos du nid’  takes off under the Father Oziol’s management.

The city has found a new calling.

Daniel Castanier